La France finance deux projets majeurs de la Vision 2030 à hauteur de 191 millions d’euros

L’Agence française de développement (AFD) et le gouvernement du Kenya ont signé, le 17 Janvier 2014, un prêt concessionnel de 100 millions d’euros (11,5 milliards de KES) destiné à financer l’expansion du réseau d’eau de Nairobi. La cérémonie a été présidée par le ministre du Trésor national, M. Henry Rotich et par l’ambassadeur de France au Kenya, S.E. Rémi Maréchaux, en présence de Prof. Judy Wakhungu, ministre de l’environnement, de l’eau et des ressources naturelles, de M. Malaquen Milgo, président de Athi Water Service Board et de M. Philip Gichuki, directeur général de la compagnie Nairobi Water.

Ce fut aussi l’occasion de célébrer la signature, le 16 Décembre 2013, d’un l’accord de prêt de 91 millions d’euros (10,5 milliards de KES) qui contribuera au projet de lignes haute tension reliant l’Ethiopie à l’Afrique du Sud, et en particulier à l’ interconnexion électrique entre le Kenya et l’Éthiopie .

L’AFD est l’un des principaux bailleurs de fonds dans les secteurs de l’électricité et de l’eau. Les prêts bonifiés de l’AFD ont une durée moyenne de plus de 20 ans, un taux d’intérêt de moins de 2% et sont « déliés ». Cela signifie que tous les contrats financés par ces prêts sont soumis à appels d’offres internationaux.

En signant ces conventions de crédit, la France confirme son soutien continu aux secteurs de l’eau et de l’électricité au Kenya.

Discours de S.E. Rémi Maréchaux à l’occasion de la signature de l’accord, le vendredi 17 janvier 2014

Honorables Ministres,
Mesdames et Messieurs,

Je suis très honoré de célébrer avec vous la signature de cet accord de 100 millions d’euros qui sera d’un grand bénéfice pour les habitants de Nairobi. Il contribuera de manière significative à une meilleure satisfaction des besoins en eau de la capitale, avec une augmentation en volume de 25 %. Cet accord aidera ainsi le Kenya et Nairobi à faire face à la croissance rapide et à l’urbanisation de sa population.

Cet accord fait suite un autre accord de 91 millions d’euros, signé en Décembre 2013, en faveur de l’interconnexion électrique entre le Kenya et l’Éthiopie. À long terme, cette ligne à haute tension reliera la Tanzanie, la Zambie et le Pool Énergétique de l’Afrique australe. Il permettra au Kenya d’avoir accès à une énergie moins chère aux heures de pointe et à exporter son surplus d’énergie géothermique pendant les heures " creuses ". Le but ultime de ce projet est de réduire le coût de production de l’énergie pour tous les pays.

Ces deux projets sont en phase totale avec la « Vision 2030 » développée par le Kenya. La France et l’Agence française de développement ont joué au cours des dernières années un rôle majeur dans ces deux secteurs prioritaires que sont l’eau et l’énergie, finançant des investissements stratégiques de la Vision 2030. Globalement, les engagements de l’AFD avec la République du Kenya dépassent le milliard d’euros, soit plus de 110 milliards KES.

Les signes de ces investissements sont visibles dans de nombreuses régions du Kenya : le "Terminal 4 " en cours de construction à l’aéroport international Jomo Kenyatta ; la ligne de transmission à haute tension érigée entre Mombasa et Nairobi, le long de la route de Mombasa ; l‘usine de traitement des eaux en cours de construction à Kisumu ; les fameux " prêts STIMA » qui aident les nouveaux consommateurs de tout le pays à se connecter à l’électricité .

Nous espérons que ces deux nouveaux investissements, qui représentent quelques 22 milliards KES, aideront Kenya à réaliser un pas de plus vers la réalisation des objectifs de la Vision 2030.
Les conditions de ces prêts sont souples : 20 à 25 ans de durée avec une période de grâce de 7 ans et un taux d’intérêt actuellement de moins de 2 %. Ces conditions représentent un effort considérable de la part du contribuable français.

Il faut également souligner que, conformément à notre conception de l’aide, ces prêts sont « non liés » . Cela signifie que tous les contrats financés par les prêts font l’objet d’appels d’offres internationaux. Cela signifie également que notre objectif principal est de soutenir le Kenya et non pas de soutenir les entreprises françaises. En d’autres termes, tous les contrats seront attribués au terme d’un processus ouvert à une concurrence loyale et les entreprises de tous les continents seront autorisées à concourir. Une concurrence large et équitable aidera le Kenya à obtenir la meilleure qualité et le meilleur prix que le marché peut offrir. Nous espérons bien sûr que les entreprises françaises entreront en concurrence et seront en mesure de gagner ces appels d’offres, dans le mesure où l’expertise française dans ces deux secteurs de l’électricité et de l’eau est reconnue dans le monde entier.

En soutenant ces investissements publics, la France investit dans l’avenir du Kenya, mais aussi dans notre avenir commun.

Dernière modification : 20/02/2015

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